Berlinoscopie 2006

Regards croisés sur Berlin. Pierre-Jérôme et Amandine parcourent durant 15 jours cette ville en mouvement perpétuel.

15 août 2006

On commence par dire...

qu'on n'a pas commencé. De la longue marche que nous avons entrepris hier soir, deux heures après être arrivés, nous n'avons capté aucune image. Mais nous avons retrouvé Berlin, à la fois changé (par exemple La Lehrte Hauptbahnhof terminée, monumentale) et cependant conforme au souvenir que nous en avions gardé : un calme étrange pour une capitale, en même temps qu'une ambiance stimulante à tout point de vue. Le petit tour au Tacheles, squat d'artistes du centre de Berlin, a renouvelé cette impression de liberté totale, de mélange... En trois heures, nous avons parlé français, anglais, italien, tout sauf allemand! Voilà donc le point à corriger pour les jours à venir.

Ce blog sera alimenté de photos et de commentaires au jour le jour si nous tenons le rythme, de façon un peu plus espacée sinon... A bientôt, donc.

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Lehrter Hauptbahnhof

La façade de la gare




La nouvelle gare de Berlin, que nous avions vue en construction en décembre 2004, est désormais terminée. Elle est sur notre chemin vers le centre de Berlin (Mitte, ancien centre de Berlin-est). Nous avons donc quotidiennement l'occasion d'apprécier son caractère à la fois gigantesque (la plus grande d'Europe) et attirante par ses jeux de transparence.

Transparence

Le côté futuriste des formes extérieures donne l'impression d'un grand jouet traversé à chaque instant par les trains qui parcourent le long tunnel de verre. Les deux énormes sorties de part et d'autres en font aussi un lieu de passage pour les piétons. Une fois à l'intérieur, on ne se sent pas du tout écrasé par la dimension de l'édifice même si on est plus d'une fois pris de vertige par la perspective qui court des quais aériens jusqu'aux quais souterrains, qui sont eux aussi éclairés par la lumière du jour. Pris en sandwich entre ces trains qu'on voit passer au dessus de nos têtes et en dessous de nos pieds, on sent pourtant qu'on pourrait simplement rester là et y être bien sans avoir le moindre train à prendre.

La loco polonaise

La nouvelle gare est conçue comme un carrefour européen : on peut mesurer à l'oeil nu les disparités entre les membres de l'UE: ici une antique locomotive Diesel en provenance de Pologne, crachant une fumée noire qui tranche à la fois avec la transparence du verre...

Recyclage sur le quai



... et les réalités de l'organisation  toute orientée vers l'écologie de la société allemande!


Au loin, le Reichstag







La gare est construite sur un no man's land près de l'ancien mur. Cet immense espace vide au coeur de la ville en a fait le lieu de toutes les expériences architecturales, notamment la construction du Bundestag (bâtiment blanc qu'on aperçoit devant la coupole de verre du Reichstag).


Pour l'instant, nous n'avons pas croisé les contrôleurs au cours de nos trajets sans billets... On touche du verre!

Mieux vaut les suivre que les croiser...

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C'est au pied du mur...

qu'on voit le mieux le mur...
Longue marche aujourd'hui avec tout de même, il faut l'avouer, un petit trajet en train (notamment pour le plaisir de partir de la Hauptbahnhof). Arrivés à l'Ostbahnhof, au sud du Friedrichshain, nous avons l'impression d'arriver dans un autre monde, complètement en friche, dépourvu de maisons alentours. Nous tombons sur l'east side gallery, exposition permanente à ciel ouvert de fresques peintes sur un  des seuls pan encore debout du mur de Berlin. Côté route (est), des fresques datant de 1990 sur le thème de la liberté; côté Spree (le fleuve qui traverse Berlin), des fresques sur un mode plus humoristique, le long de plages aménagées à l'année. Rien à voir avec Paris Plage, tant au niveau de l'espace disponible que de l'ambiance, puisque nous sommes arrivés
en fin d'après-midi sur une plage complètement déserte (peut-être un effet de la pluie un peu plus tôt ?). Ces plages montrent à quel point l'espace naturel disponible est surprenant pour une capitale. Nous avions déjà eu cette sensation en nous sentant perdus et retirés de la ville dans le parc situé près de notre logement; ce n'est pourtant qu'un petit échantillon des nombreux espaces verts disséminés dans et autour de la ville.

Le mur

Tiens, Amandine...

Exmple de fresque côté route

La Trabant

Derrière le mur... La plage !

Le baiser Honecker/Brejnev

Rêve d'ouest

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16 août 2006

Journée creuse et ventre plein

Aujourd'hui, nous étions partis pleins d'ardeur pour découvrir le Kurfürstendamm (les Champs-Elysées de l'ancien Berlin-Ouest) en passant par le parc du Tiergarten et la colonne de la victoire (ceux qui ont vu Les Ailes du désir en connaissent au moins le sommet). Après nos périgrinations est-berlinoises, nous avons été plutôt déçus par le pendant "capitaliste" de la capitale allemande :

Une mare du Tiergarten

un parc du Tiergarten qui ressemble d'avantage à un jardin londonien qu'aux espaces en friches auxquels Berlin nous avait habitués; un détail cependant qui rattrape l'affaire :  un lapin sauvage, en parfaite liberté, qui broutait le gazon humide, que nous avons presque réussi à prendre en photo (mais c'est moins commode que les gardes de Buckingham Palace!). Comme quoi la nature, même dans les espaces les plus aménagés, garde force de loi à Berlin...

Ensuite, une "Kudamm" hyper-conformiste qui rappelle, hélas, n'importe quelle artère principale de n'importe quelle ville d'Europe. Mêmes commerces (les inévitables H&M, Mango, Zara, Lush, etc.), mêmes attrape-touristes, et (bonheur !!!) le manque d'amabilité des commerçants, qui commençait sérieusement à nous manquer depuis que nous avons quitté Paris. On comprend mieux pourquoi les "Ossie" sont tellement hargneux à l'idée qu'on amène dans leurs quartiers le perfect way of life de l'ouest.

La dent creuse

Symbole de notre journée creuse, la découverte de la "dent" du même nom, reste d'une église bombardée conservée en souvenir de l'histoire mouvementée de la ville comme un symbole de réconciliation. C'est au pied de la dent que nous avons une nouvelle fois échoué, pour le troisième jour consécutif, dans notre quête de la Currywurst : les vendeurs remballaient alors que nous avions déjà préparé une jolie phrase en allemand pour passer commande. Mais c'était un mal pour un bien : quelques instants plus tard, nous étions assis dans le restaurant préféré de Billy Wilder, un authentique trésor berlinois. Un lieu de débauche d'avant-guerre maintenu en l'état, où le menu propose, en dehors des plats délicieux, une liste impressionnante de digestifs à bas prix, de cigares sud-américains et de tablettes de chocolat. Le tout pour une somme dérisoire, et dans un décor chaleureusement anachronique...

Chez Diener

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17 août 2006

(Re)Visite du Mitte et de l'AlexanderPlatz

Aujourd'hui, suite du marathon à travers Berlin. Redécouverte du quartier Mitte ("centre" de Berlin-Est, que nous connaissions déjà un peu) et de ses nombreuses tentatives architecturales. Arrivés au bout de l'Unter den Linden (les champs-élysées de l'est, autrement plus sympathiques que la Kudamm à l'ouest), nous avons marché jusqu'à l'AlexanderPlatz.

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Hall de la Deutsche Bank sur la Pariser Platz. Toute ressemblance de style avec le Gugghenheim de Bilbao...


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Holocaust Mahnmal, labyrinthe de stèles abstraites. Endroit étrangement ludique où l'on est libre de se promener, d'escalader, où l'on entrevoit des gens qui aussitôt disparaissent au milieu des longues allées grises... Pierre-Jérôme est partagé sur l'intérêt  du monument, même si l'absence d'intention mortifiante et culpabilisatrice est un bon point; Amandine trouve que c'est la déambulation aléatoire des gens dans le monument qui crée du sens, par les effets de surprise, de rencontres ou de disparitions.


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L'ancien palais de la République (que Schröder avait surnomme palais de la non-république), symbole de puissance de la défunte RDA. Un ensemble architectural d'une laideur assez intense en cours de démolition. Cependant, l'idée d'ériger à la place une reconstruction pierre par pierre du palais des Hohenzollern, pour un coût prohibitif, peut paraître un drôle d'idée. Voire une régression.


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La Fernsehturm de l'AlexanderPlatz en embuscade derrière le clocher de la MarienKirche, une des plus anciennes églises de Berlin. Un symbole des contrastes saisissants d'un quartier à l'autre de Berlin.


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La très soviétique fresque de la maison de l'enseignant, en hommage à ces courageux travailleurs, tellement brocardés par chez nous. Allez Robien, si tu aimes vraiment les enseignants, chiche que tu leur fais une petite fresque rue de Grenelle :-).


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La délivrance ! Il aura fallu quatre jours d'attente interminable pour fêter enfin nos retrouvailles avec la currywurst, qui semble se faire rare en été.

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18 août 2006

C'est pas le tout de visiter...

Mine de rien, nous sommes tout de même venus à Berlin pour travailler. Pendant que Pierre-Jérôme est tout entier accaparé par l'écriture de sa pièce...

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... Amandine en profite pour prendre des contacts avec le milieu théâtral berlinois

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Mais au fait, nous ne vous avions pas montré l'endroit où l'on loge : ici, la chambre de notre hôte, qui est originaire de l'ouest...

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Et là la chambre de sa colocataire, originaire de l'est. Comme vous pouvez le voir, il existe encore aujourd'hui des différences de style entre les citoyens des deux allemagnes.

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Les loyers de Berlin sont peu chers, ce qui est fort appréciable. Il faut bien qu'il y ait une contrepartie : si les appartements sont spacieux et entretenus, les parties communes laissent parfois à désirer. Mais bon, c'est comme tout, on s'habitue. Et puis pour 50€ la semaine...

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The Story of Berlin

Les décors auraient pu être de Roger Hart si les costumes avaient été de Donald Caldwell... Dans l'article précédent, les fringues sont bien les nôtres, mais les décors font partie du musée The Story of Berlin!
The story of Berlin, c'est un musée très intéressant qui retrace toute l'histoire de la ville de Berlin, même à travers les détails du quotidien...
Très bien pensé, ce musée un peu ludique laisse le visiteur complétement actif dans sa visite : on peut toucher, regarder, écouter, manipuler (une pointeuse pour aller travailler, de vieux téléphones dans lesquels on entend de la musique des années 20, des trous de murs à travers on peut regarder pour voir des vidéos....). De nombreux jeux de miroirs nous mettent souvent en situation (on s'aperçoit dans la foule au milieu des ruines, on voit sa silhouette enfermée derrière les barreaux d'une prison...), et les sens sont tous mis à contribution pour nous donner l'impression de remonter le temps : de superbes reconstitutions certes (comme ces deux salons de l'est et de l'ouest juste après la construction du mur, mais aussi un vrai faux cinéma des années 20...), mais où l'on sent aussi de l'air qui souffle quand on doit être dehors ou qui sort d'un fausse bouche de métro, des bruits d'ambiance un peu partout (musiques, klaxons, bombardemants..), un jeu avec les matières (vrais pavés qui claquent ou murs en acier...)... Et même mieux, ce qui dépasse l'aspect ludique, le sens de visite est en elle-même un vrai symbole  : la "descente" des escaliers après les "années 20" est terrible, au milieu des murs qui deviennent de plus en plus sombres et des portraits de stars qui disparaissent peu à peu pour laisser des vides éloquents, et tandis qu'on entend se rapprocher des bruits de bombes ou de discours hitlériens....On reste un long moment dans ce noir sous-sol où, après avoir marché sur des livres brûlés qui nous conduisent fatalement vers la guerre, frôlé des vitrines cassées et aperçu des "immeubles" détruits et reconstruits (en image d'archive et en reconstitution), on voit surgir un mur qui sépare deux styles de vie aux nombreuses ressemblances, et des souvenirs de la guerre froide (objets, images, symboles) qui aparaissent un peu partout en pièce de musée.... Quand un ascenseur enfin nous invite à remonter après ce long sous-sol, un souffle incroyable de liberté nous saisit à sa sortie au milieu des images d'archives qui montrent le joie et l'émotion des gens à la chute du mur, en même temps qu'on peut lire le discours télévisé du ministre chargé d'annoncer la nouvelle le 9 novembre 1989....

On reconnaît alors notre Berlin du dehors, celui de la liberté et des mélanges, et cette "descente" au coeur de sa dure histoire nous aura juste fait prendre conscience qu'une telle complexité et richesse culturelle s'est acquise sur bien des malheurs et difficultés....

Bon, mais si vous voulez quand même nous voir dans notre appartement en train de travailler, allez, les voilà les vraies photos....

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19 août 2006

Un samedi à Berlin

Tout avait commencé comme un samedi "normal"....
Après un solide et habituel Fruhstück, nous étions allés faire des courses pour les jours suivants, puis avons passé quelques heures sérieuses et concentrées sur notre travail...
Trop normal peut-être ?... C'est sans doute pour ça qu'après avoir pris la voiture en direction de l'est pour revoir cette spectaculaire Karl Marx Allee, on s'est dit : "mais finalement, pourquoi on ne continuerait pas toujours tout droit jusqu'à la fontière polonaise ?"... Pourquoi ? Pour rien, juste pour le plaisir de le faire, et y trouver (peut-être) une goulash pour le dîner...
Et nous voilà partis arpentant la campagne très calme de l'est, en direction de Frankfurt sur Oder que nous atteignîmes une heure et demie plus tard... Evidemment, on y trouva une frontière polonaise infranchissable (une file énorme de voitures en attente...), et, sur une Oder qui n'a pas d'argent, du moins semble t-il tant elle  est sauvage, une petite ville perdue et vide, toute reconstruite car certainement entièrement bombardée, qui nous donna plus l'impression d'être à Khel ou à Saint-Louis que dans la région de Berlin....A la radio, un concert polonais semble être enregistré dans la chambre de la cantatrice avec un piano synthétiseur... Mias qu'est-ce qu'on est venu faire là un samedi soir ?..
On a finalement mangé une très médiocre currywurst avec kartoffelsalat pleine de mayonnaise dans un vulgaire restau turc de la rue principale avant de repartir, by night et par autoroute cette fois, vers les quartiers branchés de la capitale....


Nous retrouvâmes avec plaisir l'animation berlinoise et nous rendîmes immédiatement dans un théâtre du Scheunenvirtel, la Sophiensaele, où nous devions retrouver d'anciennes connaissances de Pierre-Jérôme, de la compagnie de Mark Tompkins qui joue un spectacle lors du festival Tanz im August...


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La deuxième partie de soirée avait commencé : bières et papotages mondains dans un magnifique foyer de théâtre destroy et branché à la fois, au plafond composé de moulures et de fissures, sur de vieilles musiques françaises à peine audibles dans le brouhaha des gens du spectacle...

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La soirée a continué par un cocktail de Vodka (c'était l'Happy Hour de 18h à 4h, fallait en profiter!) et narguilé sur une terrasse branchée de l'Orianenburgstrasse....


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Nos estomacs ont eu du mal à supporter tout ça et nous sommes rentrés bien tard, perturbant notre studieux rythme de travail du matin... Mais au moins c'était un vrai samedi soir à Berlin....

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20 août 2006

C'est aujourd'hui dimanche...

aujourd'hui, journée de repos pour l'estomac et le portefeuille. Une vraie journée alkoholfrei et  wurstfrei. Après une grasse matinée et un après-midi studieux, nous avons repris notre exploration des quartiers de Berlin par une visite en soirée du Prenzlauenberg. Ce quartier dynamique et animé, fourmillant de restos et bars en tout genres, est envahi par les bobos et artistes berlinois. Pour autant le quartier n'y a pas perdu en authenticité : on retrouve les qualités essentielles de Berlin, le calme, les espaces verts, l'impression de liberté; pas de vitrines aux lumières aguicheuses, les trompettes de l'économie de marché sont en sourdine, et ça fait du bien. De plus,  le quartier recèle des lieux culturels en tous genres plus ou moins institutionnalisés et toujours surprenants.


Un exemple : la Kulturbrauerai un immense site de brasserie réaménagé en pôle multi-culturel réparti sur plusieurs bâtiments (cinéma, théâtre, concerts, ...)

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L'expression artistique prend parfois des formes plus sauvages, mais tout aussi marquantes :

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21 août 2006

Rentrée des classes...

... pour tous les petits berlinois. Nous sommes retournés au Prenzlauenberg pour acheter de la mémoire vive pour le PC (1h pour traiter 5 photos, ce n'était plus possible !). Nous avons découvert le visage diurne du Prenzlauenberg, qui complète un tableau déjà fort plaisant : la version diurne est faite d'innombrables jeunes mamans et papas promenant leurs enfants dans un ballet de vélos et de poussettes.

Le Biergarten (à ne pas confondre avec le Tiergarten) semble être l'endroit désigné pour une petite pause bière et casse-croute.

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Une nouvelle fois, on trouve dans les photos du jour la trace d'une obsession récurrente.

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Le soir, nous avions rendez-vous pour grignoter un morceau avec Angela, l'ancienne colocataire d'Amandine à Paris, qui nous a fait découvrir Berlin et qui nous a trouvé la sous-location pour ces vacances. Nous avions prévu de nous rendre ensuite tous les trois à la Sofiensäele pour voir Animal, le spectacle de Mark Tompkins avec le pote Eric... Après un petit encas dans un délicieux petit bar proposé par Angela (ci-dessous, en pleine réflexion sur le menu)...

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... nous nous sommes dirigés d'un pas tranquille vers la représentation avec un quart d'heure d'avance, du moins le croyons-nous... puisque ce soir-là, et seulement celui-là (vicieux, n'est-ce pas ?), le spectacle commençait à 20h (et non 21h)! Notez que si on avait simplement regardé les billets retirés à 19h, on s'en serait rendu compte... Décidément, la distraction est une maladie, et notre petit groupe était malheureusement composé de trois incurables. Heureusement qu'une personne de la salle a eu pitié de nous et nous a fait rentrer discrètement : comme le spectacle avait lui-même commencé en retard, on a pu en voir la moitié. Ce spectacle atypique et provocateur vaut vraiment le détour, et n'a laissé personne indifférent, notamment ce spectateur qui a quitté la salle durant les saluts en criant pour être remboursé, menaçant même au passage Marc Tompkins de revenir avec une batte de base-ball !

Petit apercu de cette salle incroyable après le démontage

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